Dimanche 18 décembre 2005

Je sais, public, que le rythme effréné auquel je poste est difficile à suivre, mais j’avais encore une fois envie de poster…

 

Aujourd’hui pour moi, c’est J-2 avant le retour au bercail. En effet, je n’ai pas réussi à trouver de stage ou VIE ici (mais ce n’est que partie remise !). Je dois avouer que je traverse une période de ma vie assez bizarre, je crois que j’ai alterné tous les états émotionnels possibles et imaginables ces 3 dernières semaines…

 

En effet, d’un côté je suis triste de laisser tous mes potes (et ma copine, accessoirement…) ici à Bethlehem pour rentrer en France. Je me pose aussi un certain nombre de questions quant à mon avenir, surtout que je suis un peu à une période charnière (je viens de finir les cours, il ne me reste plus qu’à trouver et faire mon stage de fin d’études pour finir mes études).

 

D’un autre côté, je suis aussi super excité à l’idée de revoir ma famille, tous mes amis, manger de la bonne cuisine (comme du magret de canard par exemple !) et retrouver mon pays. Du coup, j’alterne un peu les états d’euphorie et les états de semi-tristesse (surtout que j’ai commencé à dire au revoir à certains potes hier soir).

 

En tout cas, cette année à Bethlehem aura été extraordinaire. Je crois que j’ai encore un fois beaucoup changé. Je suis toujours impressionné de voir comment l’étranger nous fait changer/mûrir plus vite. J’ai beaucoup appris avec mes amis ici, notamment l’art de la négociation avec Nicolas, l’art moderne avec Maximilien et l’art de parler anglais correctement avec Maria. Je crois que sur ce dernier point d’ailleurs, je commence à être satisfait de mon niveau d’anglais actuel, ce qui n’est pas peu dire pour un perfectionniste comme moi.

 

Enfin le retour à Paris sonne pour moi comme un nouveau départ. Il va maintenant falloir que je trouve un stage donc probablement que je m’installe à Paris, je crois que cela va tout de même un peu me changer (fini de se coucher à 4h du mat tous les soirs comme pendant le MBA !). Bien sûr faire un stage à Paris sera probablement sympa, surtout qu’un certain nombre de mes potes y sont déjà, mais cependant l’exotisme lié au statut d’expat va me manquer (je ne crois pas qu’en France je me ferai arrêter et payer plein de verres par 4 filles en rentrant chez moi parce que je suis français). Parler anglais va aussi me manquer je pense.

 

J’espère cependant que je pourrai repartir à l’étranger dès que possible. Je n’ai pas passé un an et demi de ma courte vie à l’étranger pour envisager de rester en France ad vitam aeternam. Il y a tellement de choses différentes et de gens intéressants à rencontrer dans le monde qu’il serait dommage de se limiter à la France !

 

Voilà, je sais que cet article est long (et sans photos contrairement au blog de Nico), mais c’est le reflet de mes réflexions de ces trois dernières semaines. Je souhaite donc une bonne continuation aux expats et je donne rendez-vous aux Frenchies dès mardi soir…

 

A bientôt pour de nouvelles aventures, probablement parisiennes cette fois !

 

Lundi 21 novembre 2005

Une fois n’est pas coutume, mon blog va enfin pouvoir sortir du marasme qui le caractérisait si bien ces derniers temps, la recherche de stage aidant à entretenir celui-ci.

 

Aussi difficile à croire que cela puisse me paraître, ça fait maintenant 10 mois que je suis aux Etats-Unis. Au fil de mes expériences à l’étranger, il semblerait que le mal du pays s’estompe et soit peu à peu remplacé par une sorte d’attrait par l’étranger. Je dois avouer qu’au cours de cette année passée aux Etats-Unis, je n’ai pas réellement eu de coups de cafard, ni le mal du pays. J’ai bien évidemment eu des jours avec et des jours sans, comme tout le monde, mais cela me serait arrivé en France de toute façon.

 

Il est vrai que cette année, j’ai évolué dans un environnement très favorable à savoir au sein d’une université. En effet, une université, il n’y a rien de plus facile pour rencontrer des gens comme soi, se lier d’amitié avec eux, sortir, faire la fête…Pour avoir expérimenté les deux, je sais que le fait de travailler à l’étranger apporte une perspective complètement différente et qu’il est beaucoup plus difficile de rencontrer des gens dans ce cadre.

 

Néanmoins, même si je sais que l’intégration dans un pays étranger est plus difficile, je n’ai pas envie de rentrer. Quelquefois je me dis pourtant que ce serait si facile…trouver un stage à Paris puis tous les jours de la semaine se lever, prendre le métro, aller au boulot, reprendre le métro, aller au dodo. Le week end, aller voir les potes qui travaillent à Paris, d’autant plus qu’ils seront nombreux puisque après un Bac + 5, 95% des jobs sont à Paris…Mais voilà, même si j’adore mes potes et qu’ils me manquent, je ne crois pas que cette vie là à Paris m’attire. Ou alors pas maintenant.

 

J’ai toujours aimé l’étranger, j’ai toujours voulu partir et je suis toujours parti dès que j’ai pu le faire. Je crois même que je plus je pars et plus cela me donne envie de partir. Peut-être que cela s’estompe avec le temps, peut-être qu’après 10 ans passés à l’étranger la France me manquera atrocement, qui sait…Mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. Alors que beaucoup de personnes s’en réjouiraient, chaque jour qui me rapproche de mon départ est une dose de stress supplémentaire. J’imagine déjà que d’aucuns auront déjà établi un lien avec le fait que j’ai maintenant une copine ici…Enfin je tiens quand même à préciser que si effectivement mes sentiments ne peuvent être qu’influencés par ce facteur, ma volonté de rester à l’étranger est bien antérieure à cette histoire.

 

Aujourd’hui j’ai envie de découvrir de nouvelles choses. J’ai envie de découvrir le monde du travail plus en profondeur. J’ai aussi envie de rencontrer de nouvelles personnes, toutes venues d’horizons différents. Envie d’entendre des avis différents, des pensées influencées par des cultures différentes. Envie de prendre mon sac de voyage et de partir à l’aventure visiter le monde. Du moins aussi souvent que je le pourrai. Envie d’apprendre à jouer de la guitare, mais envie d’apprendre à parler espagnol avant. Par contre, pas du tout envie de ré-essayer d’apprendre à parler allemand et pas franchement envie de rentrer en France. Plutôt envie de barouder en Amérique, Europe ou autre and just see what’s going on there...

Vendredi 21 octobre 2005

Après 10 mois passés ici (hein, quoi, déjà ??) j’arrive aujourd’hui à me faire comprendre par à peu près tout le monde et ce dans la presque tous les cas. Cependant, mon anglais est plus ou moins fluide par moments ; parfois les mots sortent tous seuls et je me surprends même à me dire « wouah, elle était vachement bien la phrase que je viens de faire ! ».

 

 

Parfois par contre, c’est la croix et la bannière ne serait ce que pour dire « my name is Max »…Parfois les mots ne viennent pas, je suis obligé d’aller les chercher tout au fond de je ne sais où. J’ai quand même trouvé quelques explications à ceci, ou plutôt quelques facteurs influant la fluidité de mon anglais :

 

 ¡        Si je parle français pendant un long moment avant de parler anglais…forcément, de suite je me remets à penser en français et il faut un léger temps d’adaptation pour que les mots en anglais reviennent facilement. Le principe marche dans les deux sens, puisque lorsque je parle pendant un moment an anglais avec quelqu’un qui à l’accent américain, mon anglais devient très fluide et mon accent s’améliore.

 

 ¡        Si je suis très fatigué…dans ce cas là, j’ai parfois du mal à bien articuler, et du coup mon accent et la fluidité de mon anglais s’en ressentent. De façon similaire, si je dors trop, mon cerveau est tout engourdi le lendemain et du coup, mon anglais l’est aussi.

 

 ¡        Si je bois…autant quelques verres désinhibent et améliorent la fluidité de l’anglais, autant quelques verres de trop et là c’est le drame, j’ai parfois du mal à comprendre les gens et à leur répondre dans un anglais académique (ou même dans un anglais tout court après beaucoup de verres de trop !)

 

 ¡        Si je suis stressé ou que je parle à quelqu’un qui m’impressionne…là j’ai tendance à patauger les premières secondes, même si je me rattrape vite ensuite.

 

 Enfin malgré cela, je suis content de mon niveau d’anglais actuel (même si parfois j’aimerais pouvoir dire absolument tout ce que je veux  facilement, mais cela va prendre encore quelques années je pense !) et des progrès que j’ai faits en une année ici. J’ai eu la chance dans mon programme de travailler essentiellement avec des gens dont l’anglais est la langue natale, ce qui aide réellement pour progresser. De plus, je pense que le fait de rester une année à l’étranger fait réellement la différence par rapport au fait de rester seulement un semestre. Lors de mon semestre en Angleterre, j’avais à peine eu le temps de m’immerger qu’il me fallait déjà rentrer, alors qu’ici j’ai pu continuer à progresser.

 

 A un peu plus d’un mois et demi de la fin de mon programme, je pense que ma motivation à passer quelques temps de plus ici, notamment pour peaufiner mon anglais va en grandissant tous les jours…espérons que j’arrive à concrétiser ceci en trouvant un stage ici ! Sur ce, je m’en retourne à mes candidatures…

Lundi 10 octobre 2005

Je profite du fait que je n’ai rien à faire et que je m’emmerde (ou plutôt que j’ai des trucs à faire mais pas l’envie !) pour enfin sortir de mon mutisme…Dans ce post, je vais parler d’un sujet qui touche tout étranger qui vient ici, à savoir la drague aux Etats-Unis. Je pense que la drague ici est une des différences culturelles les plus flagrantes pour nous pauvres non américains…

 

 Plusieurs différences existent donc entre la drague à la française et la drague à l’américaine.

 

 La première différence est la façon dont les gens se rencontrent ou plutôt la première soirée en « comité restreint » dirais-je. Alors qu’en France, on aurait plutôt tendance à inviter une fille qui nous plait à prendre un café ou aller boire un coup dans un bar un soir, ici la « date » (prononcer « daiyte ») est de rigueur. Qu’est ce qu’une date me direz-vous ? Eh bien la date n’est rien de plus qu’une invitation au restaurant ! Généralement, dans un restaurant assez chic (parce que passer pour un gros pingre dès le premier soir n’a jamais aidé à attirer les demoiselles!), et avec des gens qui se connaissent plus ou moins bien, voire parfois quasiment pas. Autant vous dire que l’idée de passer trois heures au restaurant avec quelqu’un que je ne connais pas très bien et risquer de m’emmerder ainsi que de payer pour une personne avec qui le courant ne passera pas forcément me fait un peu peur, vous en déduirez donc que je n’ai jamais essayé la vrai date américaine.

 

 Deuxième différence, ou plutôt deuxième pratique dirais-je est celle de la drague en club. En club, ou sur n’importe quelle piste de danse, on découvre avec émerveillement le romantisme de certaines pratiques…La plus répandue de ces pratiques consiste en fait à trouver une demoiselle lambda (je pensais dire une demoiselle X au départ mais je trouvais ça trop suggestif…) que vous ne connaissez pas, et de s’approcher d’elle dans la foule, de façon détendue, l’air de rien. Là, ensuite tout s’enchaîne : une fois la proie repérée, il ne vous reste plus qu’à vous coller à elle par derrière et dès lors, si la demoiselle est assez américaine et dévergondée, s’ensuit une danse (ou parade amoureuse ?) ma foi…troublante.

 

 Le principe de la danse consiste à coller ses parties intimes aux fesses de la demoiselle en question et de…simuler l’acte et de faire des mouvements les plus lascifs possible. Parfois, ces danses sont d’une réalité troublante, et pourtant aux dires de ceux qui les ont testées (pas moi, ça va pas non ! Je suis pas un mec facile !), elles débouchent rarement sur un acte « réel », aussi incroyable que cela puisse paraître au vu de la suggestivité de certains mouvements.

 

 L’avantage de la drague ici en réalité, c’est que quand tu dis que tu es français, t’as tout de suite l’air plus exotique que si tu disais ça en France. Néanmoins, la nationalité ne fait pas le moine et la « French Touch » ne garantit pas d’attirer les femmes plus facilement pour autant ! (si une fois ça m’est arrivé en fait, j’aurais autant aimé ne pas être français ce jour là ! http://maxoulepoitevin.over-blog.com/article-340602.html)

A bientôt!

Mercredi 28 septembre 2005

Vu à la télé, ou plutôt dans le zapping devrais-je dire, une partie de l'intervention de Nicolas Sarkozy ou il se félicitait de l'arrestation d'un certain nombre de terroristes s'apprêtant à fomenter un attentat dans Paris.

 

Autant, j'ai un moment trouvé que Nicolas Sarkozy allait dans le bon sens, en prenant des mesures là où les autres avaient toujours refusé de le faire (je pense à la sécurité routière et aux radars automatiques notamment), autant je trouve que maintenant il joue un peu trop sur le credo de la "politique à l'américaine". Il a été l'un des premiers à introduire la politique spectacle, et même la politique people, avec la communication qui va bien pour montrer ses actions, mais aussi sa femme (ou son ex, je ne sais plus et je m'en fous de toute façon). Il faut croire que cela marche puisque son concurrent le plus direct, De Villepin lui à emboîté le pas en allant courir en maillot de bain sur la plage...A ce rythme là, je me demande alors « à quand Sarko en caleçon se grattant les burnes de bon matin en une de Paris Match ?

 

Je commence tout de même à me demander si en commençant à jouer sur le registre du terrorisme, Sarko n'est pas en train d'essayer d'instaurer un climat non pas de terreur mais de méfiance en France, un peu à la manière dont Bush l'a fait ici. Maintenant, mon unique question est "à quand le soutien de cette politique de psychose constante par les médias français avec TF1 dans le rôle de Fox News ?". J'avoue que j'extrapole beaucoup trop, mais je n'aime pas trop la tournure que les choses prennent en France. Si effectivement Sarko s'inspire du modèle américain dans la façon de mener sa politique, alors je ne pense pas que ce soit une bonne chose car je ne crois pas que ce soit un modèle adapté à la France et aux français. Autant je pense qu'il y a des éléments de la culture américaine que l'on pourrait pourquoi pas transposer à la culture française, autant je pense que le cocktail médias+politique n'est pas forcément quelque chose que l'on devrait importer.

 
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